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KERFON LE CELTE...

KERFON LE CELTE...

Un homme à fables qui a plus d'un tour de conteur....

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Full art poétique...

KERFON LE CELTE — Poésie


Menaces à peine voilées

 

(Full art poétique)



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Je n’ai pas le secret du monde de demain,

Sera-t-il noir de jais, sera-t-il blanc satin ?

Sera-t-il comparable à celui qui fut mien ?

Sera-t-il raisonnable ?  Ô Dieux…! J’aimerais bien…!

 

Quand je vois qu’on se bat pour un bout de chiffon

De soie, de taffetas ou de simple coton,

L’espoir de « va sans guerre » ancré dans mon esprit

Furtivement se terre et j’entends les fusils…

 

Ma petite Constance au moment où j’écris,

C’est à toi que je pense et pour toi que je prie ;

Si les dés sont jetés en ce qui me concerne,

Les tiens sont à jouer dans un avenir terne…


 

A ma petite-fille

KERFON LE CELTE


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Ballade à l'oiseau qui ne chantait plus...

KERFON LE CELTE — Poésie

 

 

Ballade à l’oiseau

 qui ne chantait plus…

 

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L’oiseau ne chantait plus ses chants mélodieux, 

Il vivait dans la rue, à la grâce de Dieu,

Mais cette grâce-là étant celle des hommes,

Elle ne vaut pas mieux que la chaleur d’un rhum…

 

Alors j’ai recueilli ce piaf si malheureux ;

Je lui ai donné vie, doucement, peu à peu,

Lors, pour me remercier d'une intention si belle

Il s’est mis à chanter des mélodies nouvelles…

Il n’est rien de plus beau qu’un oiseau gai qui chante,

Il est l’imprésario des rêves qui vous hantent,

Ses airs mélodieux vous changent tant la vie

    Que même l'anxieux est débordant d'envies…

 

Mais un jour comme un autre et que je ne sais pas,

Un quidam, bon apôtre, a secoué le lilas,

L’oiseau, émoustillé de voir remuer sa branche,

S’est soudain envolé vers un autre dimanche…

Où est-il mon oiseau qui me chantait sans fin

Que son bonheur nouveau l'avait rendu serein ?

Où est-il maintenant alors que vient l’hiver

Et que souffle un fort vent sur un mieux-être éclair ?

 

Si vous l’apercevez, au hasard d'un chemin,

Veuillez lui rappeler que je l’attends... en vain ;

Si vous l’entrevoyez et qu’il ne chante plus

C’est qu’il est retourné aux malheurs de la rue…

 

      

KERFON LE CELTE

 

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"Mais qui sont ces serpents qui sniffent ce que l'on jette ?" (fable)

KERFON LE CELTE — FABLES

 

(Première édition de cette fable sur ce blog le 12/02/2011)

 

 ***

 

    Mais qui sont ces serpents

qui sniffent ce que l'on jette…? 

( Andro mac... story - Acte V scène 5)

 

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Racinelle et Hermione, un duo de couleuvres,

Du côté de Boulogne élégamment manoeuvrent ;

C’est la première fois que ces jeunes donzelles

Serpentent dans le bois à une heure pareille…

 

Dans un carré fourré apprécié des catins,

Les deux colubridés s’interrogent soudain :

Elles sont face à face -  ou plutôt nez à nez -,

Avec - c’est dégueulasse -, un condom usagé…

 

« Tu vois !   Dit l’une d’elles à sa candide amie,

Faire de la dentelle est ici la manie ;

Cette peau usagée laissée par un dandy

Prouve par « a » plus « b » que l’homme mue aussi… »

 

KERFON LE CELTE

 

 

 

 

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Capricorne ascendant fox-terrier...

KERFON LE CELTE — Humour

  18/08/2013

 

 

Capricorne,

ascendant fox-terrier...

 

 

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Je suis né Capricorne ascendant fox-terrier

    Au pays où la norme est en acier trempé ;

Qui dépasse les bornes ou vient me faire suer (*)

Apprend, sans nulle forme, à quel bois se chauffer :

 

D’autres sont Capricornes ascendant toy-caniche,

Ils n’ont pas le bicorne et sont moins cerfs que biches ;

Pour rentrer dans la norme ils manquent de ratiches

Et, pour un look conforme, de la grosse barbiche…

 

Si j’étais né dans l’Orne ou encor dans l’Allier,

Je serais bête à cornes un peu moins affirmé ;

C’est dire que la norme, aussi nommée mordant,

Diffère, dans sa forme, géographiquement…

 

Si l’horoscope écorne un peu ce coup de crocs,

J’ai un plaisir énorme à répéter ces mots :

Je suis né Capricorne, ascendant fox-terrier,

Mon capital hors norme est la ténacité…

 

« Etre né quelque part » chante « Le Forestier »

« Est souvent un hasard » sauf pour le fox-terrier ;

Chassez-le de son ciel il en revient mordant :

C'est l'aspect fleur de sel du Breton sang pour sang…

   

(*) Terme impropre mais qu’il convient d’employer ici…

 

KERFON LE CELTE

 

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MINE DE RIEN...!

KERFON LE CELTE — Poésie

 


MINE DE RIEN...!

 

 

 

Je suis un bout de bois avec la bonne mine,

On ne taille parfois pour m’avoir pointe fine,

On me mâche d’émoi ou pour mieux réfléchir,

On me casse des doigts et je souffre martyr…

 

J’ai un cœur en graphite, ébène ou bien charbon,

Pour plaire au néophyte, il me faut être bon,

Ma tendresse de l’âme est tatouée sur mon corps

Et je peux être un drame et ployer sous l’effort…

 

J’ai un ami fidèle, un grand illustrateur,

Il me donne des ailes et vous touche en plein cœur,

Quand je vois son travail, j’avoue, je suis ému

Et j’accepte la taille afin qu’il soit pointu…

 

Ainsi, de taille en taille et plaisirs décuplés

Je dois livrer bataille, amour et amitié ;

Au mot « fin » on me jette, ainsi est mon destin,

Je suis devenu miette à coup de serpentins…

 

 

 

 

KERFON LE CELTE

 

 

 

 

Evangile... selon Kerfon...!

KERFON LE CELTE — Fantaisie

 

Première édition de ce texte le 14/05/2010 

 

 

Les miracles… !
 

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Mais si, mais si… !

Je vous prie de croire que cette histoire est vraie…

 

 

  Jésus, très assoiffé en descendant sur terre,

Vient boire un panaché au bar « Le Jupiter ».

Fernand, le vieux patron diagnostiqué basique,

Sourd à la religion est un nanti sceptique…

 

Jésus est disposé à montrer patte blanche.

Il a, pour épater, plus d'un tour dans sa manche.

Il pose alors ses mains sur un handicapé

Qui se lève soudain de son fauteuil usé…

 

Un tour ne suffit pas, Fernand veut encor voir.

Pour Jésus : tralala… c’est banco… sans histoire.

Il impose les mains sur un jeune amblyope

Qui se targue, serein, de trouver seul les chiottes…

 

« Jésus t’es naze… ! Arrête… !  » intime alors Francis

Qui rompt soudain sa diète avec un blanc-cassis,

Mais Jésus, vent en poupe, est prêt pour le triplé :

Il tient ici un scoop et entend confirmer…

 

La foule est en délire et, apprenant le show,

Des dizaines de sbires entrent dans le bistro ;

Jésus a pour dessein de faire encore plus fort,

Alors il tend ses mains pour atteindre Victor…

 

« Non ! Ne me touche pas ! » lance l’homme visé

Qui recule d’un pas avant de s’expliquer :

« Je suis un fonctionnaire en arrêt maladie,

Un mieux-être, c'est clair, me pourrirait la vie… ! »

 

 

KERFON LE CELTE


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Un brin de Cosette...!

KERFON LE CELTE — Humour

 

Réédition

(6/12/2009...)


Cosette et les douze seaux…
(Un détail important que Victor Hugo vous a pudiquement caché...)

 

 

Kerfon tente d'aider Cosette à porter l'un de ses six seaux...



La scène de crime...



A son puits habituel, Cosette est contrariée :

 Si six seaux sont à elle, six sont au charcutier ;

Elle ne peut, c'est sûr, se tromper dans son choix

Ou Thénardier, l'enflure, élèverait la voix…

 

Un signe l’interpelle et vient la rassurer,

Un indice visuel lève l'ambigüité ;

Elle avoue, amusée, en clouant plus d'un bec :

« Il fallait remarquer que ces seaux-ci sont secs ! »

 

KERFON LE CELTE


Je le sais, je ne suis qu'un misérable...
Aussi, je me cache à l'eau. et me bat l'aine..






 

 

 

Aux champs, déguisé...

KERFON LE CELTE — Humour

    Texte déjà édité le 25/10/2009

Hélas de plus en plus d'actualité...

 


Aux champs, déguisé… !
 

 

Ce récit est une œuvre de fiction.

Aussi, toute ressemblance avec des personnages retraités ou encore en activité

 ne peut être que pure coïncidence et ne saurait engager la responsabilité de l’auteur.

 
***


Un très haut fonctionnaire admis à la retraite

Souffrait - et c'est l'enfer - du blues des grosses têtes.

Lors, il alla frapper chez son voisin fermier,

Assuré de trouver un job à sa portée.

 

Le brave agriculteur qui croulait sous les tâches,

Lui confia le tracteur et le lisier des vaches ;

Puis, traçant le chemin, il indiqua le pré

Où le précieux purin devait être étalé…

La mission accomplie le gros cerveau revint 

En déclarant, flapi : « je reviendrai demain ! »

Mais avant de voguer vers un luxe certain,

Il s’avoua comblé par son nouveau turbin…

Le lendemain matin, à l’heure des matines,

L’homme, calme et serein, attendait les consignes.

Ayant fort bien dormi il était frais dispos 

Et prêt à des folies pour la ferme bio…

 

Chez les agriculteurs, à chaque jour son plan,

Les virées en tracteur ne sont que du pain blanc ;

Aussi, le retraité, dans un silo de fer,

Se trouva confronté à des pommes de terre.

Vraiment rien de sorcier, vous l’aurez bien compris,

Pour les solanacées, l’enjeu était le tri :

Les grosses sur la droite, les petites à gauche,

Même une âme benoîte aurait gagné l’embauche…

Pourtant, l'intérimaire ôta son tablier,

Il ne brassait plus l'air et songeait au passé :

Semer les déjections il avait toujours su,

Prendre une décision il n’avait jamais pu

 

KERFON LE CELTE




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Simple contre-pet...!

KERFON LE CELTE — Humour

10/10/2010

****
Simple contre-pet… !

 

 

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Rudy, palefrenier - candidat Caporal -

Admire un officier qui parade à cheval :

  « Dieu !  Quelle pétulance, cavalier Colonel,

S’il y avait sentence elle irait jusqu’au ciel… ! »

 

Le pantin galonné s’offusque du propos.

Au manuel des armées les mots cachent les maux :

  « Pour ce propos, Rudy, vous serez consigné,

L’ordre vous interdit d’oser me tutoyer… ! »

 

 

KERFON LE CELTE


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A TOUS CEUX QUE LA LOCO MOTIVE...!

KERFON LE CELTE —

 

A TOUS CEUX QUE

LA LOCO MOTIVE… !

 

 

 

Lorsque j’étais enfant, dix ans, peut-être moins,

J’avais, en m’endormant, cette passion des trains,

Je rêvais de locos, je rêvais de vapeur

Et, tel le cheminot, je voyageais sans peur…

 

Et puis je m’endormais souvent entre deux gares

Guidant mes wagonnets sur des rêves bizarres,

Le lendemain, très tôt, je devais être en classe

Plus question de loco ni gare Montparnasse…

 

Sur mon chemin était une tendre boutique

Où le patron vendait des circuits électriques,

C’est là que mes yeux clos en partance à l’école

S’éveillaient à nouveau pour des randonnées folles…

 

Plus grand, j’aurais aimé devenir un roulant

Et, sur chemin ferré, en faire voir au vent,

J’aurais un jour conduit peut-être un TGV

Et me serais enfuit sur les rails argentés…

 

Que nenni que nenni, je fis tout autre chose,

Un boulot où l’ennui m’a pris à haute dose,

Alors, pour me soigner des lointaines errances,

Je viens souvent cliquer sur le lien Train De France

 

A Christophe


http://www.traindefrance.fr

 

 

KERFON LE CELTE

 

 

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