Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
KERFON LE CELTE...

KERFON LE CELTE...

Un homme à fables qui a plus d'un tour de conteur....

Partager cet article

Repost

Rien ne va plus, les oeufs sont frais...!

KERFON LE CELTE — FABLES

 

Rien ne va plus,

les oeufs sont frais…

oeuf2.gif 

La rumeur n’est point tendre au sein du poulailler,

Un fort relent d’esclandre anime la veillée,

L’une des poules chante à la gloire d’un œuf

Lors, ses sœurs sous-entendent un binz gros comme un bœuf…

 

La poulette aux os verts, bien que nommée « Bio »,

Pour un souci d’ovaires est promise au billot,

Elle ne doit la vie – selon une pondeuse -,

Qu’au besoin de grisbi d’une mère porteuse…

Dans la communauté les belles se torturent,

Doivent-elles en parler à la magistrature ?

Le banco à bancs coqs vaut son chemin de l’oie

Quand on sait que le Proc (*) en un dé d’eau se noie…

On en vient au procès, l’œuf est mis sur le plat,

Jugé un peu mollet, il ne se défend pas,

« Inscrivez, cher greffier ! » braira le magistrat :

« Le reclus doit aller vivre en orphelinat… »

 

Quand une poule chante à la gloire d’un œuf,

C’est que la vie l’enchante à l’idée du sang neuf ;

Il vaudrait mieux parfois, pour contrer l’aveuglette,

Faire taire la loi et sa faim d’omelette…

 

(*) = lire procureur...

 

KERFON LE CELTE

 

ligne.gif

 

 

 

 

 

Si Dieu le " voeux "...!

KERFON LE CELTE — Fantaisie

 

Je marche sur des vœux…

 

 

     http://gifsdomi.files.wordpress.com/2011/12/bon-rc3a9veillon-8.gif 

 

Certains m’envoient leurs vœux sur des cartes en fête,

D’autres, câblés joyeux, boostent mon internet,

Ces écrivains profonds, pris de félicité,

M’offrent, doux et mignons, des promesses sucrées…

 

Ils oublient, c’est un fait, que ces souhaits de bien être

N’ont pas toujours l’effet de mettre un terme au "Maître",

Pour ce qui est amour, joie, bonheur et santé,

Sachons que c’est toujours à Dieu d’en décider…

 

Oyez très chers amis, n’en faites donc pas trop,

Soyez plus réfléchis, modérez vos propos,

Ce n’est parce que c’est la nouvelle année

Qu’il faut placer ses vœux dans un même panier…

 

KERFON LE CELTE

 

ligne.gif

 

 

 

 

 

Ce que je vous ''voeux"...!

KERFON LE CELTE — Fantaisie

 


Ce que je vous " vœux "… !

 



 

 

Pour la nouvelle année, respectueux des usages,

Je viens vous présenter des vœux simples et sages.

Aussi, honnête et franc, j’invite sans tarder

Les lecteurs exigeants à s’en remettre aux fées :

  1)  - Ceux qui veulent le beurre et l’argent qu’il génère,
2) - Ceux qui, l’idée ailleurs, convoitent la crémière,

3) - Ceux qui, grossiers, butors, aimeraient la totale,

Sont exclus du décor de ce propos jovial.

Pour une année bonheur, à chacun et chacune,
Je ne ˝vœux˝ ni splendeur ni parcelle de lune ;
Je ne ‘’vœux‘’ pas, non plus, la quiétude et la paix,
Ces mots sont décousus tant ce monde est défait.

 

En fait, pour vous combler je vous ‘’vœux’’ l’essentiel :
Une bonne santé, le reste est bagatelle ;

D’un revers de la main je bannis le pompeux ;
Amis, portez-vous bien : c’est ce que je vous ‘’ vœux ’’.

 


KERFON LE CELTE

ligne.gif




 

Nul ne fait l'homme honnête sans casser quelques voeux...!

KERFON LE CELTE — Fantaisie

 

Nul ne fait l’homme honnête

 sans casser quelques vœux…

 

oeuf2.gifoeuf2.gif 

 

(1er janvier)

 

En ce premier janvier, j’ai l’intention formelle,

De cesser de fumer et stopper l’hydromel,

Je vais me mettre au sport et faire un vrai régime,

Je vais faire un effort : devenir magnanime…

Je ne vais plus hurler quand, devant ma voiture,

Un conducteur âgé nuit à ma vive allure,

Je ne vais plus pester après nos dirigeants

Et ne plus les classer dans les incompétents…

Je paierai mes impôts jusqu’au dernier centime

Et même, s’il le faut, je doublerai ma dîme ;

Je suis prêt à bosser plus et recevoir moins,

J’accepte de suer pour aider mon voisin…

 

 (Quelques jours plus tard…)

 

Alors que le temps passe et que les jours défilent,

Me voici dans l’impasse, emmêlé dans mes fils ;

J’allume un gros cigare et bois quelques gorgées,

Je trouve plus peinard le sport à la télé…

Au feu vert affiché, assis dans mon Audi ®,

J’avoine une mémé qui me semble assoupie ;

Si je suis disposé à payer mes impôts,

Je me prends à jongler avec des chiffres faux …

Assis à mon bureau où je brasse de l’air,

Je ne suis plus dispos à ramer pour mieux faire,

Je ne veux plus bosser pour ce con de voisin,

Un type handicapé d’un gros poil dans la main…

 

 (épilogue servi sur le plat)

 

Mes nobles intentions du tout début janvier

D’un seul coup de torchon ont été balayées ;

J’avoue face à ma quête en m’excusant du peu :   

« Nul ne fait l’homme honnête sans casser quelques vœux… »

 

KERFON LE CELTE

 

ligne.gif

 

 

 

 

Ultimes volontés...!

KERFON LE CELTE — Humour


Ultimes volontés... !
 

null 

(Selon l’interprétation que chacun voudra en faire,

cette histoire est, ou n’est pas, une fiction...)

 


Le pape va mourir, rien en lui n'est pas pâle,

Son état est au pire, la Camarde s'installe,

Il prie d’aller chercher, dans l’urgence de l’heure,

Son unique banquier et son seul assureur.

 

Les convoqués arrivent et vont devoir s’asseoir

Chacun sur une rive du grand lit de l’histoire ;

Alors que le temps passe, le moribond attend,

Plus rien ne le tracasse hormis les sacrements.

Pourtant les émissaires observent la pendule :

« J’ai autre chose à faire ! »  dit le banquier, crédule ;

L’assureur est aussi bousculé par l’urgence :

La Bourse de Paris clôture sa séance...

 
C'est le dernier instant, le vieux pape soupire

Puis offre, doucement, ses derniers mots aux sbires :

« J’ai voulu simplement, comme notre Seigneur,

Mourir paisiblement... entouré de voleurs... ! »

 

 

 

KERFON LE CELTE
 

 

 






 

 

Les oies sacrées du capital...!

KERFON LE CELTE — Fantaisie

18/12/2012


La mort de l’oie

est toujours précédée d’un signe…

Je vous l'avoue au sortir de mon duvet :

cette histoire me gave grave...


 OIE-DOMESTIQUE.jpg

 

Voici le Périgord, pays du jeu de l’oie.

Jean-René, le mentor, a enfin fait son choix,

Sachez qu’hier encor, il tâtait l'oie des doigts

Et, qu’au tirage au sort, seul le poids fait la loi…

 

En dire plus encor serait mauvais aloi.

La bête vaut de l’or, Jean-René a la foi.

Il n’en veut pas au corps de l’oiseau mis en croix,

Mais chiffre, en euros forts, sa maladie de foie…

 

Dans l’humble basse-cour, c’est l’infinie tristesse.

L’oie était un amour, un duvet de tendresse ;

Jean-René, le butor, pour expliquer la chose

Attribuera la mort à un effet cirrhose…

 

KERFON LE CELTE

ligne.gif




 

SOIXANTE CINQ HIVERS....

KERFON LE CELTE —

 

1951/20??...!

 

 

 

Soixante-cinq hivers ! Ça commence à compter

Mais, bouffé par les vers,... j'évite d'y penser ;

Nous en reparlerons dans quelques décennies

Lorsque les ans auront raison de mes écrits. ..

 

Soixante-cinq hivers ! Je me fais à l'idée

Et cherche à rester vert, sans raideurs déplacées ;

Nous en reparlerons  dans quelques décennies

Quand, sur mon drap béton, vous lirez : "ici gît"...

 

Soixante-cinq hivers ! Ça commence à compter,

C’est mon anniversaire, le compteur a tourné ;

Soixante-cinq hivers et presque autant d'étés,

Optimiste j’espère en être à la moitié...!

 

 

A tous ceux qui hésitent toujours entre le verre à moitié vide et le verre à moitié plein, je conseille vivement de faire l’effort d’apprendre à boire à la bouteille…

 

 

Kerfon Le Celte

 

 

La livraison ! Le Père Noël la Redoute...

KERFON LE CELTE — Fantaisie


24 heures, chrono…



 

 

 

« Remplir tant de souliers à partir de mon ciel 

Est un très dur métier me dit le père Noël ;

Heureusement encor qu’il y a, pour ce faire,

Le concours, sans temps morts, du décalage horaire ».

 

La règle m’est dictée par la rose des vents,

Je m’en vais, en premier, vers le Soleil-Levant ;

Un travail routinier, sous la voûte céleste,

La fin de ma tournée me conduira vers l’Ouest…

 

Avec l’évolution, je le dis calmement,

Les petits trublions deviennent exigeants ;

Lorsqu’il manque un joujou dans mon sac déjà plein,

Ces enfants font la moue puis ils frappent du poing…

 

Certains même m’écrivent et pestent aigrement.

Je sens, dans l’invective, un brin d’agacement ;

A ceux-là je réponds qu’ils ont beaucoup de chance :

D’autres, dans des haillons, déplorent mon absence… »

 


  


KERFON LE CELTE





 



 

Le conte du vieux cheval de bois...

KERFON LE CELTE —

 

 

Le conte du vieux cheval de bois...

 

 

 

 

 

Un vieux cheval de bois, dans un sombre grenier,
Se morfondait du froid d’une amitié passée ;
Il avait été mis au repos dans un coin,
Mais il n’avait rien dit tant il était chagrin.


Il y avait longtemps qu’il était oublié,
Des hivers, des printemps, à ne plus les compter ;
Il voyait, sans passion, les lunes d’or passer
Et comptait les rayons pour se désennuyer.
Il revivait l’histoire de sa propre existence
Questionnant sa mémoire sur sa plus tendre enfance
Et il se souvenait des longues promenades
Dans le jardin secret d’un enfant qui gambade.
Mais il était fourbu et ses vieux os usés
Ne lui permettaient plus les efforts prolongés ;
C’est pour cela qu’un jour, le ciel virant au gris,
On l’avait, sans amour, condamné à l’ennui.
Il avait en mémoire, solidement ancrée,
L’attente, un certain soir près de la cheminée ;
Il se voyait encore au pied du beau sapin,
Un ruban rouge et or suspendu à ses crins.
Il avait attendu, ses grands yeux bleus ouverts,
Que sorte enfin des nues le gamin « Petit Pierre » ;
Il avait aussitôt attendri le bambin
Par ses roues aux sabots et son regard câlin.
Les jeux duraient souvent ce que durent les jeux :
Le bonheur d’un instant que l’on partage à deux ;
Joueur, le petit Pierre du lundi au lundi
Agrippait la crinière pour des sauts de cabri.
Puis, tout à coup, plus rien…! Le trou noir et l’oubli…!
- Les rires enfantins cessent souvent ainsi -
Tout redevient banal, il faut vite oublier
Comment le vieux cheval eut la patte brisée… !


Dans un coin du salon, près de l’ancien bonheur,
L’équidé sans aplomb perdit de ses couleurs.
Il était resté là, rêves inachevés,
N’osant plus un seul pas par crainte de gêner.
C’est ainsi qui prit fin l’épopée cavalière
- Même les beaux chemins sont parsemés d’ornières -
L’équidé, en détresse arriva au grenier
Offert à la tristesse des toiles d’araignées.
Les années s’écoulèrent en tendresse ou soupirs,
Le temps, pour Petit Pierre de finir de grandir ;
Puis, au soleil de juin, piqué par Cupidon,
Il croisa, en chemin, un cœur de Cendrillon.
De cet Amour géant naquit le Petit Louis ;
Il fit ses quelques dents, ses premiers pas aussi ;
Puis, grandissant encore, il monta l’escalier
Pour chasser les trésors dans le sombre grenier.
L'enjeu ne fut pas vain, l’enfant émerveillé
Délivra de son coin le cheval anémié.
Des colles en pommade et caresses en peintures
Naquirent des ruades pour d’autres aventures.
Il ne faudrait jamais, par respect du passé,
Remiser au secret ses vieilles chevauchées ;
La vie est un manège, un recommencement,
Tombe, tombe la neige… revoici le printemps…


Si demain, comme moi, vous croisez le chemin
D’un destrier de bois le cœur plein de câlins,
Dites-moi simplement qu’avant de l’adopter
Vous ferez le serment d’oublier le grenier.

 

 

à Constance et François

 

Papy dit :

KERFON LE CELTE

 

 

 

Le cadeau de Noël...!

KERFON LE CELTE — Poésie



« Rest’oiseau » du cœur

(Le cadeau de Noël)

 

Un tout petit oiseau, à la silhouette frêle

Picotait mon carreau  un matin de Noël ;

Il n’avait pas en tête  de voir s’ouvrir ma porte,

Mais réclamait les miettes  que chaque jour j’apporte.

 

Il avait fait si froid  dans mon humble courette

Que les gouttes du toit  formaient des statuettes ;

Moi, j’étais bien au chaud,  devant la cheminée,

Savourant, sans un mot,  mon petit déjeuner.

 

Les Fées avaient permis  au minuscule oiseau

De traverser la nuit  pour troubler mon repos ;

Alors, ouvrant en grand  l’huis de ma cuisine

J’ai posé dans le vent  ma plus grosse tartine…

 

KERFON LE CELTE

 ligne.gif


pannedessens3089lp4.jpg


 

 

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>