Cette fiction est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée du début à la fin...
(musique : ctrl + 1 clic)
J'voulais la place à Nicolas,
En reine, je me voyais déjà,
Mais, le trône doré m’échappa
Et mon beau prince se tira…
J’voulais la rue Solferino,
Mais, là encor, j’ai fait rideau,
Martine, avec ses gros sabots,
Avait déjà pris le bureau…
(Refrain 1)
Faudrait pas m’blouser, comm’ ça !
Tout m’échappe, rien ne va !
Je ne fais que des bêtises,
Des bêtises… depuis l’Éna !
Comme il m’importe d’être vue,
Au branle-bas, j’suis dans la rue,
Lors des manifs, en ingénue,
Je viens pour placer mes bévues…
J'suis allée aux Etats-Unis
Pour le sacre du noir Messie,
Mais, nul ne m’ayant applaudie,
J’ai repris un train pour Paris…
(Refrains 2-3)
Y faut pas m'snober, tu vois !
Je n’aime plus les USA !
Je ne fais que des bêtises,
Des bêtises depuis l’Éna !
Ne gâchez pas mon bonheur,
Ou sinon c’est la torpeur,
Je ne fais que des bêtises ,
Des bêtises et vos yeux pleurent…
J'en ai gardé sous la semelle,
J'vous en promets encor de belles,
Mais vous en avez l’habitude
Depuis le temps des « bravitudes ® ».
(Musique) Je fais rien que
des bêtises,
Des bêtises depuis l’Éna !
(Musique)
Je fais rien que des bêtises ;
Des bêtises et vos yeux pleurent
Que sont mes euros devenus Gagnés jadis au
PMU
Grâce au tiercé Ils ont été dilapidés
Mon plein d'envies les a bouffés
Je vous l’accorde
Et aujourd’hui – miséricorde - L’huissier(*)debout devant ma porte
Sonne le glas Je n’ai pas payé mes impôts Les créanciers
veulent la peau
Du pauvre hère Avec ça mon propriétaire
Vient me chasser du tas de pierres
Qui tient ma porte Je ne crie point mais je raconte
Comment s’abat sur moi la fronde
Peu cavalière…
Que sont mes euros devenus
Gagnés lorsque j’avais le cul
Bordé de nouilles Ils ont été dilapidés
Un vent soudain les a soufflés
Ma chance est morte Un mal ne serait seul venir
Bientôt ma femme va déguerpir Avec un autre…
Mais
maintenant il est trop tard
Je suis interdit du comptoir
Des champs de courses
Voici sur moi que la nuit hante Le vent me tient
Il m’épouvante
Ma chance est morte
Ils sont euros qu’un vent emporte
A trop vouloir ouvrir sa porte
Aux p’tits dadas
Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte. Ce sont amis que vent emporte Et il ventait devant ma porte Les emporta.
Avec le temps qu'arbre défeuille Quand il ne reste en branche feuille Qui n'aille à terre Avec pauvreté qui m'atterre Qui de partout me fait la guerre Au temps d'hiver. Ne convient pas que vous raconte Comment je me suis mis à honte En quelle manière.
Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte. Le mal ne sait pas seul venir Tout ce qui m'était à venir M'est avenu.
Pauvre sens et pauvre mémoire M'a Dieu donné le roi de gloire Et pauvre rente Et droit au cul quand bise vente Le vent me vient le vent m'évente L'amour est morte Ce sont amis que vent emporte Et il ventait devant ma porte Les emporta.
C'était aux premiers jours d'Avril
Je la vis la première fois
Elle avait le regard tranquille
Des gens qu'on ne dérange pas
Elle passait le long de la côte
Comme j'y passais autrefois
Quand le vent vire à la tempête
Qu'on ne sait plus bien où l'on va
J'avais juré pauvre parjure
Moi qu'on ne m'y reprendrait pas
Oui mais le vent de l'aventure
Soufflait si fort en ce temps-là
Faut vous dire qu'elle était jolie
Sauvage et puis je ne sais pas
Indifférente comme les filles
Savent trop bien l'être parfois
C'était aux premiers jours d'avril
Faisait tempête ce jour-là
Elle s'en allait du pas tranquille
De ceux qu'on ne dérange pas
Puis elle descendit vers la plage
Où je mis mes pas dans ses pas
Même ce jeu de basse guerre
Je crois bien ne la surprit pas
Puis elle est entrée dans ma vie
Ne me demandez pas pourquoi
Mais la tempête sur ma vie
Date bien de ce moment-là
Comme des amants de Shakespeare
Torrent je ne résiste pas
On s'aime trop on se déchire
Puis un jour on ne comprend pas
C'était aux premiers jours d'avril
Je la vis la première fois
Elle avait le regard tranquille
Des gens qu'on ne dérange pas
Des gens qu'on ne dérange pas