Samedi 21 novembre 2009
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08:00
Finalement, Vautrin
sifflera trois fois…
Ce récit est une œuvre de pure fiction.
Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec
des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Vautrin, le chef de gare aime la Micheline,
On dit - dans les couloirs - c’est son
adrénaline,
D’être ainsi amoureux lui donne de l’entrain
Sauf qu’il oublie l’enjeu aussitôt qu’il l’étreint.
Pour ne rien vous cacher, la dame Micheline
Est la vieille habituée du train et de la ligne ;
Du sept heures trente-trois c’est la femme docile,
Ou la fille de joie : sous ses talons... l’aiguille.
Avec un jeu de mots un tantinet canaille,
Vautrin, aux bras d’étau, certains matins déraille ;
Quand le désir le prend il convie Micheline
Dans un compartiment privé de la machine.
Et pendant ce temps là, attendant le sifflet,
Le sept heures trente-trois reste collé au
quai ;
Il aura du retard, c’est la seule évidence
Qui ronge les nanars à la correspondance.
Léger, cheveux au vent, Vautrin enfin revient,
Son sifflet est pendant, c’est le départ du train,
Micheline est restée dans le compartiment,
Il faut bien travailler : elle a d’autres clients.
Si vous vous décidez pour le sept heures trente trois
Et sa grande traînée, vous êtes en bonne voie ;
Mais si du pied de grue vous avez la phobie,
Retournez dans la rue et hélez un taxi.
KERFON LE CELTE