Jeudi 16 décembre 2010
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Le corbillard…
A la lecture de cette fiction, certains vont rire, d’autres vont pleurer…
Pardon pour ceux qui rient mais ce sont ceux qui
pleurent qu’il m’intéresse ici de toucher.
Ils se reconnaîtront, enfin, je
l'espère....
Bien à eux…
Hier soir, rue des Remords, alors qu’il
était tard,
J’ai vu un coffre-fort suivre un noir corbillard ;
Ce convoi profitait de la nuit et son voile
Pour partir, en secret, vers la piste aux étoiles…
Un agent de la dîme, en contrôle, attendait.
Ce type, air con vue fine, était dans le secret.
Connaissant son affaire, il a jaugé le fond
Puis, en un temps éclair, a saisi tous les ronds…
Allégé le défunt est monté jusqu’au ciel,
Séjour, sans frais aucun, garanti éternel ;
Dieu l’a interrogé, comme toutes ses ouailles,
Mais n’a pas déploré l’absence de ferraille…
Il n’y a, paraît-il, dans le grand Paradis
Point d’ombres mercantiles ou de guerres des prix ;
Vous devez arriver les deux mains dans les poches,
Vos propres héritiers gérant les anicroches…
Lorsque viendra mon tour de rejoindre l’Éden
Et si, d’ici ce jour mon escarcelle est pleine,
J’espère simplement, fort de cette leçon,
Ne point voir quelque argent escorter mon fourgon.
KERFON LE
CELTE