Mercredi 14 décembre 2011
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Le dormeur Duval
(à la façon Kerfon)
C'est un coin de luxure où chantent des chimères,
Accrochant follement à un pécher mignon
Les gens ; où le pastis, de la Provence fière,
Nuit : c'est un lieu fatal pour accros du glaçon.
Un soiffard, jeune, bouche ouverte, l’œil perdu,
Les dents du fond baignant dans l’anis sirupeux,
Dort ; il est étendu et gerbe ses abus,
Pâle, loin de ce verre où l'anisette pleut.
L'âme face à l'écueil, il dort. Eructant comme
Empli par trop de limonade, il fait un somme :
Coma, berce-le doucement : il se noie.
Les vapeurs ne font plus frissonner sa babine ;
Dans un profond sommeil, il chute vers l'abîme,
Débile. S’il s’en sort, il aura mal au foie.
KERFON LE CELTE
Pardon Arthur...
A consommer avec mode et ration...
Par KERFON LE CELTE
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Publié dans : Humour
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