Vendredi 20 mai 2011
5
20
/05
/Mai
/2011
08:30
L’ours argenté et la
pauvre soubrette…
ctrl + clic
Toute coïncidence
ou ressemblance avec des personnages réels
n'est ni fortuite
ni involontaire.
Un ours mal léché émergeant de la brume
N’avait, à ses côtés, pas l’ombre d’une brune ;
Il s’était éveillé telle une fine fleur
Le pyjama gonflé d’une tendre raideur.
En sortant de son bain, tiède et
revigorant,
Il était masculin malgré le poids des ans.
Pourtant, tâtant l’entrain, il se sentit puni
De n’avoir, sous la main, rien pour calmer l’envie.
L’animal argenté dut sonner la soubrette
Qu’il voulait disposée d’emblée aux galipettes ;
A ours bien monté une simple employée
Ne saurait refuser sans peur d’être inquiétée.
Mais la minette vint, munie de son plumeau,
Avec pour seul dessein d’astiquer le studio ;
Elle ignorait l’enfer dont souffrait le pacha :
Bosser les jambes en l’air ne l’intéressait pas.
Prenez « gare au gorille » aurait crié Brassens
En parlant d’un viril au cervelet trop mince,
Sans vouloir, c’est puéril, miser comme à la Bourse,
Je crois que le gorille est le cousin de l’ours.
Lors, le second cité que l’on sait bête brute
N’attendit pas longtemps pour laisser cours au rut,
Sur un coin de moquette, oubliant l’capuchon,
Il vida ses burettes et calma l’érection.
La soubrette pleura dans les bras de son boss.
Elle ne voulait pas qu’on en parle à sa gosse.
L’affaire fit grand bruit et vite s’étala
De l’Europe à l’Asie portée par les médias.
Alors qu’elle fuyait on repéra la bête
Qui déjà projetait de nouvelles conquêtes.
Elle fut arrêtée et jetée au cachot,
Un endroit réputé pour mater les machos.
Certains souffrent de blues pour cet ours défait
Qu’ils voyaient, dès l’an douze, en Roi de la Forêt ;
Aurions-nous pu confier un royaume au sang chaud
A qui ne sait gérer sa propre libido ?
KERFON LE CELTE