Je te
promets…
Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages rééls
n'est ni fortuite ni involontaire.
Je te promets un job ou bien le RSA,
Je te promets le fric pour garnir ton cabas,
Je te promets, bientôt tout en bas de chez toi,
Des usines à gogo, des ouvriers en joie…
J’te promets un appart à la citée des Bosses,
Je te promets un loft pour contenir tes gosses,
J’te promets de l’envie au lieu du sacerdoce,
Comme je t’ai promis lors d’un autre négoce…
J’y crois comme avant-hier lors d’une autre élection,
J’y crois, enfin j’espère, je compte sur Fillon,
J’y crois comme peut croire l’athée qui vient à
Lourdes
J’y crois comme l’aveugle qui veut draguer la sourde :
Crois-y… sinon casse-toi pauvre
con… !
Je te promets huit jours dans un palace huppé,
Caviar et petits-fours sur les Champs Elysées,
Je te promets un tour en barque Bolloré
Bercé du chant glamour d’une sirène usée…
J’te promets un karcher pour laver ta citée,
J’te promets des grands frères pour venir le passer,
J’te promets la lumière partout dans ton quartier
Pour que sortir couvert soit hors d’actualité
J’y crois comme avant-hier lors d’une autre élection,
J’y crois, enfin j’espère, je compte sur Fillon,
J’y crois comme peut croire l’athée qui vient à
Lourdes
J’y crois comme l’aveugle qui veut draguer la sourde :
Crois-y… sinon casse-toi pauvre
con… !
Et même si rien n’est vrai, si on te l’a trop fait,
Si mes serments usés sont tes rêves défaits,
On a fait un grand homme du p’tit Napoléon
Cinq ans c’est bien trop court pour être au Panthéon :
Crois-y… sinon casse-toi pauvre con… !
Et même si rien n’est vrai et même si je mens
Si les autres, à côté, sont messagers du vent,
Et même si l’histoire doit s’écrire sans moi
J’te promets de te promettre encore :
Crois-y… sinon casse-toi pauvre con… !
Je te promets un job ou bien le RSA,
Je te promets du fric pour garnir ton cabas,
Je te promets, bientôt tout en bas de chez toi,
Des usines à gogo, des ouvriers en joie…
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KERFON LE CELTE