Vendredi 31 juillet 2009
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08:00
Quiproquo… !
Juillet quarante deux, le joug, l’occupation,
Pourtant le couvre-feu n’éteint pas la passion ;
Le soir vient de tomber sur la petite plage,
Judith et Barnabé n’ont cure d’être sages…
« Je t’aime… moi non plus ! » toujours les mêmes mots,
Ils sont tous les deux nus sur un sable encor chaud,
Mais lui est aux aguets, les Allemands sont rois,
L’occupant ne permet à l’amour aucun droit…
Le fait ne trouble pas l’impétueux désir,
Patati patata, la lune doit rougir,
Barnabé, c’est un fait, aimerait bien conclure,
Il souffre des effets du prélude qui dure…
« Les chleuhs ! Les chleuhs ! Les chleuhs ! » chuchote le chéri
Caressant les cheveux de sa belle qui crie :
« Mais enfin Barnabé, sois un peu raisonnable,
Ton bâton de berger est souillé par le sable ! »
KERFON LE CELTE

