Mercredi 29 juillet 2009
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08:00
Vendre son âne à Dieu.... !
Y’a quarante ans déjà - oyez ! Ça fait un bagne
-
Le petit Nicolas vint vivre à la campagne.
Il logeait en roulotte, à la façon gitane,
Cultivant la marotte de se payer un âne...
Pour un millier de francs d’une ancienne monnaie,
Chez un vieux paysan, il trouva son mulet,
Sortant les gros biftons, il paya sur le champ,
Laissant la livraison aux bons soins du cédant.
♫♫♫
(Solo de pipeau)
Mais au cours de la nuit, l'âne très vieux mourut
- Irrésistible envie d’un cœur qui n’en peut plus - ,
Lors, notre paysan - honnête au fond des yeux -,
Voulut rendre l’argent à Nicolas le preux...
Mais Nico refusa, il avait son idée,
De fait, il exigea que l’âne soit livré ;
« Il est niguedouille! » pensa le paysan
Qui livra la dépouille et conserva l’argent.
♫♫♫
(Solo de pipeau)
Le petit Nicolas - l’idée rivée en tête –,
Fit une tombola pour revendre la bête,
Des tickets à cent francs furent alors vendus,
Il en plaça trois cents... le coup valait le jus...
Je ne veux pas, ici, vous parler de pécule,
Mais le magot précis s’obtient par le calcul ;
Je tiens à préciser que l’unique gagnant
Fut sitôt remboursé d’un billet de cent francs...
♫♫♫
(Solo de pipeau)
Puis le p'tit Nicolas un beau jour devint grand,
Il survola l’ENA, havre sans cerveaux lents ;
Il bossa comme un fou (devint thésard en âne)
Prêt à piquer sur tout avec sa
sarbacane...
Vous aurez deviné qui est ce petit gars,
Y’a peu, il s’est marié de la jolie Carla,
Il vit à l’Elysée, très loin de la campagne
Pourtant il a gardé son amour pour les ânes...
♫♫♫
(Final :
toujours solo de pipeau)
KEFON LE CELTE