Lundi 2 février 2009
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08:06
Simple arrêt station… !
(Ceci est une fiction,
un roman polisson)
Je marche rue Le Pic, droit vers ma destinée,
Poursuivi par deux flics aux mines renfrognées ;
J’entre dans un café, les barbouzes me flairent,
Feignant l’aller pisser, je file par l'arrière…
Dans la rue des Lilas, je change de tactique,
J’accélère le pas, je progresse en oblique,
Je fais signe au taxi, direction rue du Gué,
Je suis à la merci d’un contrôle routier…
Sur la place Picpus, je change encor mes plans,
Je prends un autobus au départ imminent,
Terminus rue du Sens, arrêt systématique,
Cette fois, pas de chance, je retrouve mes flics…
Je tente de courir malgré mes jambes lasses,
Pourtant tout va finir dans le fond d’une impasse ;
Je me laisse arrêter, je prends quelques soufflets,
Mes poignets sont ornés de vilains bracelets…
Sirènes hurlantes, nous traversons la ville,
La course est urgente, la frime est imbécile,
L’inconscient chauffeur - un brigadier grand teint
-
En à peine un quart d’heure a perdu douze points…
Puis c’est la garde à vue, la fouille et le toutime,
Le temps n’en finit plus… vraiment, à quoi ça rime !
L’avocat appelé est un commis d’office
Et il sera payé par des frais de justice…
Quelques mois ont passé et je suis en prison,
Dans deux mètres carrés, un temps de réflexion,
Je fais ma pénitence, je vide mon cerveau,
Je répare l’offense, je lis Victor Hugo…
Je suis un rimailleur, un raconteur d’histoires,
Chaque jour le bonheur d’un petit auditoire,
Je n’aurais jamais dû, c’était de la folie,
Piquer de mots pointus Nicolas Sarkozy…
KERFON LE CELTE