Mardi 8 juin 2010
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08:30
Y’a un couic… !
Robert....
Robert est mécontent de sa vieille brouette
Dont la roue tourne au vent de façon indiscrète.
Voici plus de deux ans que, sans désemparer,
Il cherche l’onguent qui peut tout arranger.
Et couic, et couic, et couic, et couic, et couic, et couic.
Ce matin, belle aubaine, arrive Berthomé !
"A chaque jour sa benne " ainsi est-il nommé,
Planqué près des trémies, le pioupiou n’est point maître,
Robert doit, sans dédit, héler le contremaître.
Et couic, et couic, et couic, et couic, et couic, et couic.
L’occasion se présente et l’homme est fort discret.
Etre dans la tourmente est ici hors sujet.
Il conseille à Robert, qui croule sous la tâche,
De soumettre l’affaire au nouveau D.R.H.
Et couic, et couic, et couic, et couic, et couic, et couic.
Dans un bureau doré, aseptisé des sueurs,
Robert est entouré d’yeux interrogateurs ;
Le grief est jugé d'un niveau supérieur :
Robert doit, sans tarder, voir le Grand Directeur.
Et couic, et couic, et couic, et couic, et couic, et couic.
C’est le dernier étage, un havre sous les tuiles.
Pour Robert, un présage : il a trouvé une "Huile" !
Pourtant ce décideur, prince en mathématique,
Sent un manque d’ardeur dans le nombre de "couics".
Et couic, et couic, et couic, et couic, et couic, et couic.
Robert est licencié, il lâche la brouette,
Il est remercié, le "couic" alors s’arrête ;
Sûrement que demain, sans poser de questions,
Un gars, venu de loin, saisira les manchons…
Couic couic couic couic couic couic couic couic couic couic couic
couic.
KERFON LE CELTE