Mardi 20 juillet 2010
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08:30
La tirade du nez...
(Ou le mouchoir à
carreaux)
Ndlr : Attention, cette histoire est strictement réservée aux âmes bien nées…
Tartarins s'abstenir...
On ne m’y prendra plus, je le dis sans regret :
Y’a d’autres tire-jus que ceux faits à Cholet.
Voici quelques années, en voulant me moucher,
Du tissus quadrillé un carreau s’est brisé.
Ce n'est qu'un fait d’hiver aujourd'hui oublié,
Mais un éclat du verre me taillada le nez.
En ce temps, j’habitais un coin d’Ille et Vilaine
(Si vous suivez l'objet sachez que tout s’enchaîne).
Bref ! J’ai été conduit dans le fourgon du SMUR,
A l’hôpital de nuit pour vingt points de suture ;
Là, Ben Tahar Tarin, toubib
au fil nylon,
Me fit, d'un tour de main, le mou d’un nez d’Redon.
J’ai quitté, néanmoins, la chambre d’hôpital
Harnaché, sur le groin, d’un coton magistral ;
Peu fier de ma bévue, j’ai fui incognito
Craignant fort d’être vu affublé d’un nez gros.
Confiné dans l’éther plus de deux mois durant,
Un beau matin mon blair perdit son pansement ;
La carence en rayons avait été fatale,
J’avais la sensation d’un réveil au nez pâle.
Cependant, de profil, dans la glace sans tain,
J’ai trouvé, c'est utile, un intérêt certain :
Mon jeune nouveau nez, tiré par la retouche,
Permettait de fumer tout en prenant la douche.
L’histoire, ainsi tournée, pourrait durer longtemps,
Mais je dois l’écorner, la réduire à néant.
Si j’aime les nez nus (phares des physionomies),
C’est que, longs ou charnus, ils vous suivent à vie.
Désormais, pour mon bien, j’achète des Kleenex ®
Testés « rhumes des foins » et garantis triplex
;
Non ! Ne me parlez plus des mouchoirs à carreaux,
Ces collecteurs de jus ont froissé mon ego…
KERFON LE CELTE

Un petit clic vaut toujours mieux qu'une grande claque...