Lundi 2 novembre 2009
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08:00
Mon mal incurable… !
J’ai bu cent mille fois d’inutiles potions,
Ingurgité, sans foi, des cachets blancs, tout ronds,
J’ai vu des médecins, d’éminents professeurs
Qui, sans en prendre soin, m’ont farfouillé le cœur ;
Je suis parti en cure apprendre le sommeil,
Puis, à l’acupuncture, au pays des merveilles,
Le mal qui m’effraie est resté en mon sein,
Il inquiète, en secret, l’ordre des médecins ;
Sur les conseils d’un père - Maître en théologie -
J’ai dit trois cents prières : « Je vous salue Marie »,
Je me suis cru guéri, libéré de l’emprise,
Mais les maux ont repris au sortir de l’église…
En lisant ce récit, surtout, soyez plaisants,
Gardez-moi à l’abri de tous vos boniments ;
Je suis un incurable mais après tout tant pis,
Mon sort est enviable : j’aime la poésie (*)…
(*) = Cette maladie bénigne se soigne uniquement par
les vers.
KERFON LE CELTE