Mardi 24 août 2010
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09:00
Quimper,
nouvel an 1450…
(Ou ne
plus avoir qu’un père)
Ce récit est une œuvre de pure fiction.
Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes
existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
(Kerfon El Celte)
C’est l’ex an deux mil vingt dans
les rues de Quimper,
L’assourdissant muezzin appelle à la prière,
Les hommes d’un côté et les femmes ailleurs,
Direction la mosquée : honnis soient les râleurs…
Les dames sont voilées, les coiffes ont disparu,
Quimper s’est transformé jusqu’aux coins de ses rues,
Il vous faut, au plus vite, apprendre l’essentiel :
Les plaques sont écrites en lettres vermicelles…
Les bricks ont remplacé les crêpes en dentelles,
Le beurre s’est allégé de ses cristaux de sel,
La galette à l’andouille est maudite à l’étal,
Il ne pleut plus, il mouille, appréciez le détail…
Le père « Le Gallic », roi de la
cochonnaille,
A vendu sa boutique à un boucher halal,
Le marchand de pinard, de l’ex rue Farfadet,
N’a plus, aux présentoirs, que du Mouton-Cadet
®.
Désormais tout se fait sans aucun sifflement,
Je chante les bienfaits d’un drapeau vert et blanc,
Le khalife est Djamel, plébiscité en trombe,
Sûr que Charles Martel se retourne en sa tombe…
Salam ! Les bons amis, quelle révolution !
Je le précise ici, sans un coup de canon !
Y’a bien quelques roumis qui s'obstinent
encore
Mais tous ces insoumis sont promus à l’export…
Sur ces mots je vous laisse, ici c’est ramadan,
Le soleil nous délaisse et j’ai l’art mort
aux dents,
Simple métamorphose en auriez-vous douté ?
Par la force des choses, je me suis intégré !
KERFON LE CELTE