Plaidoirie…
Musique
(indispensable avant lecture)
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Des pinailleurs (*) encombrent
Les tribunaux et cours
Qui croulent sous le nombre
De procès bêtes en cours !
* = C'est à dire loin de chez eux...
KERFON LE CELTE
Épi quoi encore… !
Trente euros pour la coupe et quinze pour l’épi,
Supplément pour la houppe et ses deux bigoudis,
Seize euros en couleur, au choix, un coloris,
S’il y en a plusieurs : c’est simple on multiplie.
Dix euros pour un soin sur des pointes rebelles
Et quinze euros, au moins, sur un cheveu ficelle,
Le coiffeur est un crack, expert des multi-plis,
Cinq euros pour la laque, aux zones garanties…
Pour calmer l’impatience, un tour de cafetière,
Au bout de dix séances un mousseux est offert,
Pour cette prestation, l’€uro est symbolique,
Le gobelet nylon est à usage unique…
Dehors, adieu la chance, une pluie donne à seaux,
Il y a diligence à rejoindre l’auto,
Sans idée de profit – disons qu’il s’en bat l’aine -,
Le coiffeur vend aussi des parapluies « Pantène ® » …
Voici, vite brossée, la note démoniaque
Que votre dulcinée sort soudain de son sac ;
Il n’y a pas d’erreur, il faut faire crédit :
Son ingénieux coiffeur a mis sa tête à prix.
KERFON LE CELTE
La fée Anna Bolisant…!
(Ceci est une
fiction)
Ne pensez pas à mal, n’y voyez que des mots,
Mais j’ai pour la pédale un engouement de sot.
Aussi, pour tuer le temps au moment des vacances,
Je suis au premier rang pour voir le Tour de France.
Mais bien mal m’en a pris il y a peu de temps
Quand j'assistais, ravi, au ravitaillement.
En ce lieu j’ai compris l’enjeu des vitamines,
Néanmoins ce qui suit est secret de cuisine :
Quand "Armstrong " est passé, perché sur son nuage,
Sympa, il m’a lancé sa musette en partage ;
J’ai mangé le nougat, bu l'épais jus de fruit
Et, depuis ce temps-là, j'pédale jours et nuits… !
( Stupéfiant... non ! )
KERFON LE CELTE
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Créatif...
(très court s'il vous plaît)
Un monsieur, austère, s'assoit sur le fauteuil pur cuir
que lui désigne son aimable coiffeur...
Le coiffeur :
""" Bonjour Monsieur !
Comment dois-je vous couper les cheveux ??? """
Le Monsieur :
""" En silence...! """
KERFON LE CELTE
Apo-strophe…
Comme chaque matin je m’invite chez vous,
Armé d’alexandrins, je force vos verrous ;
Par des mots anodins je m’incruste partout,
Je suis ce « baladin » qui n’a pas rendez-vous.
Ainsi, en ce matin, à petits pas de loup,
J’ose un premier quatrain tout doux, tout doux, tout doux ;
Si vous ne zappez point, si vous allez au bout,
L’idée qui m’appartient sera bientôt à vous.
Certains matins je crains que mon propos, filou,
Heurte l’esprit serein d’un lecteur gobe-tout ;
Sur mes mots je reviens, je fais quelques ajouts,
Qu’on en vienne au surin ne gênerait beaucoup.
Mais halte au baratin, au blabla qui rend fou,
Aimez-vous ces potins que j’introduis chez vous ?
Montrez-vous écrivain, exprimez votre goût
A votre « baladin » qui n’a pas rendez-vous.
KERFON LE CELTE
Qui est là ?

J’entre dans le couloir, je gravis l’escalier,
J’accède, dans le noir, à l'ultime palier,
Voici la porte treize, un signe du destin
Bien meilleur que la thèse des lignes de la main.
« Oui ! Que me voulez-vous ? » me demande une voix
Sous couvert des verrous et du chien qui aboit,
« Si j'en crois l'agenda, je n’attends plus personne,
Soumettez votre cas d’abord par téléphone… ! »
J’ai beau argumenter que je viens de Vesoul
Et qu’à trop voyager je perds un peu la boule,
La porte reste close et la dame soupire,
Comme moi, je suppose, qu’elle craint l’avenir…
Palabrer me rend las, je quitte le palier,
De cette "Dame Irma" je commence à douter :
Si elle était vraiment voyante extralucide
Elle aurait su, avant, que j’arrivais, placide…
Sac à mots…
Photo privée Kerfon le
Celte
Mes voisins, l’autre jour, sont partis en voyage
Encombrés d’objets lourds et de nombreux bagages ;
Je les ai cru partants aux fins fonds du Mexique
Tant le chambardement m’a paru pléthorique...
J’ai aidé à fermer le coffre de l’auto
Après avoir casé le chien et les oiseaux.
Le chat de la maison, sorti pour galipettes,
A raté l’occasion du départ en goguette.
La place étant comptée et, faute de recoins,
Les plantes sont restées, j’en ai promis le soin ;
J’ai conservé les clés, assuré d’un retour
Avant que la marée n'ait fait plus de six tours...
Quelle drôle d’idée d’avoir tant de bagages,
Le fait de les porter vous plombe le voyage ;
Moi, pour voir défiler des horizons nouveaux
Je n’ai qu’à endosser mon petit sac à mots…
Rien ne va plus… !
Rien ne va plus !
Les œufs sont frais !
Ils sont pondus
Tout est parfait...
" Cocorico !
Chante le coq,
Banco, banco :
Œuf à la coque ! "
Rien ne va plus !
Les jeux sont faits !
Tu y as cru
Tu es refait,
" Cocorico !
Vive les tocs !
Banco, banco :
La belle époque ! "
Moralité :
Dans la vie, ce n’est pas souvent celui qui se casse le cul
qui empoche les bénéfices…
KERFON LE CELTE
Un petit grain de Celte…
ctrl+clic
Celte, pur jus du fruit, je vous dois un secret,
Un vrai scoop, entre amis, surtout soyez discrets,
Je n’apprécierais pas que qu’un bavard parmi vous
Se comporte en Judas et me perce de clous.
Voici déjà longtemps qu’à propos d’un mystère,
Des chercheurs aux crins blancs brassent des courants d’ère ;
Aucun d’eux n’est encor parvenu à nous dire
Comment naît le décor des grands champs de menhirs.
Ces têtes bien remplies - sans aucune exception -,
Se compliquent la vie d’inutiles questions ;
Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures :
Un menhir, c'est planté à la façon des fleurs.
Sur un tas de gravier et armé de patience,
Il suffit de chercher l’authentique semence ;
La graine découverte, offrez-lui du terreau,
Ceux qui ont l’âme verte optent pour le bio.
Et puis, chaque matin, pendant des millénaires,
Arrosez le terrain de cette eau qu’à Le Caire ;
Doper d’un peu d’engrais ne servirait à rien :
Enfin, si ça vous plaît, faites-le sans entrain.
Si vous êtes tentés par cette plantation,
Mieux vaut ne point tarder pour la germination ;
Je vous laisse aux semis, rendez-vous dans mille ans :
Au gui l’an neuf, amis, nous serons korrigans…
KERFON LE CELTE
Le zoo devint scène… !
Surplombant un gorille (une bestiole obscène),
Jean-François et Cécile sont au zoo de Vincennes.
L’animal est en rut (autrement dit : il aime),
De l’ébène, bois brut, imaginez la scène…
Jean-François est bluffé, il n’en croit pas ses yeux,
Il range sa fierté, puis il se pique au jeu,
Lui qui voyait le singe comme un être inférieur
Chasse de ses méninges une idée sans valeur…
« Montre-lui ton sein droit puis ensuite le gauche ! »
Dit alors Jean-François à sa tendre « Folcoche » ;
La vue des pomelos décuple le désir
De la bête au sang chaud débordant de plaisir…
« Montre-lui autre chose ! » ordonne le pervers
A sa belle, sa rose, l’intime encor couvert ;
La vue du « noir Jésus » centuple de désir
De la bête velue qui voudrait en finir…
Plus rien n’est à montrer, voici l’apothéose,
L’homme vient de pousser sa femme dans la fosse…
« Maintenant tu lui dis, pour lui gâcher la fête :
Pas ce soir, mon chéri, j’ai très mal à la tête… ! »
KERFON LE
CELTE

Jet de l'éponge… !
J’ai très souvent l’envie de tout abandonner,
De jeter aux orties mes crayons, mes papiers,
Fables et poésies encombrent mes tiroirs,
Personne ne les lit : je ferme l’écritoire.
Puis, soudain sonne un mot et soudain chante un vers,
Alors, bête ou idiot, je crois que tout s’éclaire ;
Je rédige d’un jet un flot d’alexandrins
Qui viennent, à regret, se coller aux copains.
Ainsi chemine l'âme aigrie du rimailleur,
Gardez-moi votre flamme ou bien je rime ailleurs,
Si Dieu m’offre le temps j’ai plein de choses à dire,
A condition, j’entends, que vous veuillez les lire.
Ô ! Je le sais fort bien, un de ces jours viendra
Où, pressentant la fin, ma Muse partira ;
Elle ira se poser sur un autre trouvère
Tandis qu'abandonné je ferai face aux vers…
KERFON LE CELTE
Un p'tit clic vaudra toujours mieux
qu'une grande claque...
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Aux pieds des HLM
(A Niels)
C’est l’endroit des petits, aux pieds des HLM,
Alors je l’ai choisi pour poser ce poème ;
C’est un endroit fleuri qui pousse comme on sème,
Son joli nom me dit qu’il est plein de « je t’aime ».
Souvent j’entends des cris
Et je devine aux voix,
Que cet endroit joli
Pourrait bien être un bois ;
Parfois j’entends des pleurs
Qui sautent les murets,
Je suis grand mais j’ai peur
Des bruits de la forêt.
C’est l’endroit des petits, aux pieds des HLM,
Alors je l’ai choisi pour poser ce poème ;
C’est un endroit fleuri qui pousse comme on sème,
Son joli nom me dit qu’il est plein de « je t’aime ».
Pourtant je me souviens,
Qu’il y a des printemps,
Il était mon jardin,
J’y venais en chantant ;
Mais ce monde a grandi
Sans voir venir le vent
Qui doucement détruit
Tous les jardins d’enfants…
C’est l’endroit des petits au pied des HLM
Et je l’avais choisi pour poser ce poème ;
L’endroit est défleuri et je cache ma peine :
Quelque part, dans le bruit, je cherche les « je t’aime » !
KERFON LE CELTE
Géne et tique...
(Very Dick)
Mon chien est hôte en tiques
Quand il s'en va au bois,
Habitude critique
Qui me met aux abois…
Cette vie de bohème
Vaudrait cent coups de trique
Si ce n’étaient les gènes
Qui guident l’hôte en tique…
KERFON LE CELTE
Sacré champion… !
Par un matin sans pluie, sous un vent de noroît,
Deux amis petits-gris gagnent le haut d’un toit.
"T’as vu ! dit l’un j’ai mis bien moins de temps que toi
Pour gagner cet abri où enfin je m’assois ! "
"J’ai vu ! dit le second beaucoup moins fatigué :
Tu es sacré champion mais tu en as bavé… ! "
KERFON LE CELTE
Sur ce boulevard, le stationnement
est gratuit et illimité...
Cependant, une règle de circulation s'applique :
Art. L. 111-1.
du code de la propriété intellectuelle
:
®®®
La loi, dans sa bonté, protège les auteurs,
Celui qui vient copier met son juge au labeur… !



Le drame, pour un bateau,
c'est de ne pas avoir de vagues à l'âme...
Quels enfants
allons-nous laisser à la planète...?
Escrocs, je n'aime pas vos leurres...!
Paradoxal...!
Un excès de vin peut conduire à une mise en bière...
" On ne doit pas dire je m'amuse
mais je m'adonne à la poésie...
A tous ceux qui hésitent toujours
entre le verre à moitié vide et le verre à moitié plein,
je conseille vivement de boire à la bouteille...!
Grâce aux progrès de la science
nous sommes passés
de
l'Homo-Erectus
à
l'homme au Viagra...!
"""Panne des Sens"""
ISBN 978-2-7480-3626-8
Format 145x210 - 131 pages
15 €
