Mardi 11 janvier 2011
2
11
/01
/Jan
/2011
08:30
L’arche de Joé…
(Un truc archi fou)
Les personnages et les situations de ce récit étant purement
fictifs, toute ressemblance
avec des personnes ou des situations existantes ne saurait être que fortuite.
Si vous saviez, lecteurs, la peine que j’ai eue
En louant mon labeur au Grand Prince des nues ;
L’homme était informé qu’une crue
légendaire
Allait tout inonder pour noyer ses chimères.
Le boulot n’était pas de ces trucs laborieux
Qui n’en finissent pas et sont fort ennuyeux ;
Il fallait mettre en marche une équipe musclée
Pour concevoir une arche et la faire flotter…
Mes fils étant chômeurs, je voulais les caser
« - Ils sont peu travailleurs, l’occase était rêvée –, »
Mais les lois du travail face aux loisirs se plient :
« Si ta flemme tenaille, alors tu restes au
lit.»...
A suivi le tracas du permis de construire,
J’ai couru ça et là afin de l’obtenir,
Le terrain alloué pour ériger les fouilles
Etait propriété du roi des casse-couilles…
Intrigués par les trous, les flics sont descendus
Laissant aux seuls voyous le contrôle des rues,
J’ai reçu des P.v à perdre la raison
Pour des casques oubliés aux crânes des maçons…
Un groupe d’écolos a squatté le chantier,
Sans souci du boulot, ils venaient protester ;
Ils jugeaient démentiel que l’ensemble érigé
Puisse obscurcir le ciel d’un nid de scarabées…
Quand l’Arche fut finie, avant la mise en eau,
J’ai procédé au tri de millions d’animaux,
Pour constituer l’élite en prônant l’idéal,
J’ai dû flatter Brigitte et prier son aval…
La pluie fit son gala, elle joua longtemps,
- Evelyne Dhéliat avait vu le beau temps -,
Quand sont sortis de scène les nuages blafards,
L’arche flottant sans peine : j’ai largué les amarres.
De ce moment d’errance il me reste un adage :
Si vous œuvrez, en France, armez-vous de
courage…
Seuls de puissants appuis vous font gagner du temps
Et vous mettent à l’abri de tracas incessants…
KERFON LE CELTE
Pouvez-vous me dire pourquoi j'ai toujours
cette envie irresistible de regarder ce qu'il y a derrière les murs ?

Psitt : Vous avez vu, en haut de cette page, il y a, si vous le
désirez, un livre d'Or à signer...