Mardi 25 janvier 2011
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J’vous ai à
l’œil… !
Cette fiction
est entièrement vraie, puisque je l'ai vraiment imaginée du début à la fin.
« Vous ! Je vous ai à l’œil ! » Semble dire le sbire
Qui, bouffé par l’orgueil, me zieute sans rien
dire ;
Aucun type, avant lui, ne m’a fixé ainsi,
Ses drôles de manies m’annoncent des ennuis !
« Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? », aurait braillé « Johnny »,
En voyant ce bégueule insister sans un bruit,
J’aurai dû me méfier en entrant tout à l’heure,
Parmi ces gens croisés aucun n’était rieur.
Pour l’instant, dans le brun, je suis assis, inquiet.
Sur le mur blanc, au loin, défile un alphabet.
Tout-à-coup un éclair me percute l’œil droit,
Ce n’est pas pour me plaire et mon doute s’accroît…
Je finis par douter, je reste sur mes gardes.
Aussi déterminé, le type me regarde.
Le voici qui revient et sort l’arme secrète :
Il m’instille, sans fin, un poison en dosette !
L’acide me fait mal ! ce maniaque est un fou !
Un torrent lacrymal cascade sur mes joues !
Je voudrais m’essuyer, je cherche mon mouchoir,
Mon bourreau bien-aimé, me prie de laisser choir …
Il me libère enfin, je cours dans le couloir,
J’y vois de moins en moins, je heurte le comptoir,
Une nana m’alpague, elle en veut à mes ronds,
Mon cœur bat la chamade et je paie la rançon.
Non ! Je ne viendrai plus au 3, rue « Emma
Tôme »,
Cet immeuble cossu cache, en fait, un glauque home,
Cette déconvenue m’inspire de facto :
« Mieux garder sa berlue que de voir
l’ophtalmo… »
à tous ceux, qui, comme moi, souffre de cette maladie.
KERFON LE CELTE