Offre d’emploi... !
L’église de Calais
Recherche son bedeau,
L’homme doit être laid,
Fort et très rigolo…
Le C.D.I en poche,
Il aura pour besogne
De se taper la cloche :
Qui rit est laid : il sonne... !
*
Ô ! Seigneur, prends pitié...
*
KERFON LE CELTE
Poltron minet… !
Un chat, dit de gouttière, à cheval sur un toit,
Tremblait des quatre fers tel un fauve aux abois ;
Pour en arriver là, cet obsédé sans elles
Fantasmait d’entrechats sur le septième ciel…
S’il eût été plus mâle, s’il eût été moins gros,
Pour se faire la malle, il eût tenté le saut ;
Au lieu de ça, le gueux miaulait à qui mieux-mieux,
Faisant lever les yeux aux coutumiers des lieux.
Il reçut le secours de valeureux pompiers
Armés d’une bravoure que j'aime souligner ;
C'est donc par l'échelle que le poltron minet
Retrouva son écuelle et son coussin douillet…
L’animal échaudé, sitôt redescendu,
Jura, griffes rentrées, qu’on ne l’y prendrait plus ;
L’histoire finit bien mais sachez gamberger
Sur le réel besoin, pour ça, d'être perché…
KERFON LE CELTE
Mots fléchés…
Une amnésie subite
Me fait ouvrir le bec :
- L’Arabie, c’est où dites ?
- Voyons ! Mais par là… mec… !
KERFON LE CELTE
L’étron…
Une crotte de chien, au coin d’une avenue,
Priait pour qu’un pékin lui pose un pied dessus ;
Que ce panard sauveur soit de gauche ou de droite
Ne changeait rien d’ailleurs pour la chose encor moite.
Comme vous le savez les pieds sont différents,
Ils sont mignons, légers, plats, palmés ou très grands,
En cet endroit d’errance, ils allaient tous par deux,
Multipliant les chances du rendez-vous moelleux.
Quelques pompes croisaient, quelquefois à toucher
Mais sans aucun effet pour le but escompté ;
Un chaud soleil frappait jusqu'à faire suer
Et l’étron commençait vraiment à s’emmerder.
Un fin talon aiguille aurait pu l’emporter
Mais un jeu de cheville avait tout fait foirer ;
Un crasseux brodequin passa aussi fort près,
Sans un écart soudain le contact était fait.
L’étron dut son voyage à un soulier verni,
Un vieux croco bien sage et, après tout, tant pis ;
Il aurait préféré, comme c’était la fête,
Partir se balader au pied d’une basket…
On n’choisit pas toujours son moyen de transport,
Souvent un petit tour vaut son pesant d’efforts :
Tiens ! Je pars au boulot et mon train ne vient pas,
Grève des cheminots, je suis dans le caca…
Ici, demain
Sera un jour de chance :

Pour connaître le fou
Qui mit son pied dessus,
Soyez au rendez-vous :
Je vous préviens, ça pue...
KERFON LE CELTE
Martine, Bertrand, François et
Moi…

Lorsque nous n’étions que militants, sur le chemin des prières,
En suivant « Tonton » le père, on allait en ribambelles
Comme un vent de sauterelles…
Martine,
Bertrand, François et Moi,
Dominique, Benoît, Laurent et Moi…
Le dimanche, pour aller recruter, on chaussait nos gros souliers
Pour rencontrer des paumés et, pour les entortiller,
On promettait l’équité…
Martine,
Bertrand, François et Moi,
Dominique, Benoît, Laurent et Moi…
Babeth, Arnaud, François et Moi,
Vincent, Harlem, et Moi et Moi…
Ça compliquait bien un peu la vie, tant de garçons pour trois filles,
Il fallait choisir au mieux pour fabriquer des petits,
La relève du parti…
Martine, Bertrand, François
et Moi,
Dominique, Benoît, Laurent et Moi…
Aux aurores il vous faudra voter, faire parler les p’tits
papiers
Qui vont enfin désigner celui de nous qui, demain,
Deviendra Elyséen…
Martine,
Bertrand, François ou Moi,
Dominique, Benoît, Laurent ou Moi…
Babeth, Arnaud, François ou Moi,
Vincent, Harlem, et Moi ou Moi…
Celui qui sortira du chapeau, deviendra roi de la Rose,
Il sera celui qui cause, garant le droit, à l’envi,
D’enquiquiner Sarkozy…
Martine,
Bertrand, François ou Moi,
Dominique, Benoît, Laurent ou Moi…
Babeth, Arnaud, François ou Moi,
Vincent, Harlem, et Moi ou Moi…
KERFON LE CELTE
Membre perpétuel du parti d’en
rire
Télé irréalité… !
(Qui veut gagner des millions)
Avis important :
Certaines scènes, décrites ci-dessous, peuvent choquer la sensibilité des mineurs.
Les parents, cochons, voudront bien tenir leurs lardons éloignés de l’écran…
« La télé nous rend fous », la formule est connue,
Veuillez voir ci-dessous, j'en donne un aperçu ;
Oh ! Rien de magistral, un truc très ordinaire :
La fièvre conjugale au sein d'une chaumière…
Jean-Pierre et Marie-Lou sont de très vieux amants,
Ou plutôt des époux, mariés depuis longtemps ;
Ce soir sera fête, Jean-Pierre a des idées,
Mais, d'un mal de tête, Marie est affligée.
« Je ferais bien l’Amour ! » propose alors J.P
Qu’une impromptue bravoure a soudain réveillé ;
Mais Marie-Lou, coton, toujours en céphalée,
Répond illico «non » à la question posée.
« C’est votre dernier mot ? » Questionne alors Jean-Pierre.
« Oui ! C’est mon dernier mot ! » confirme la rombière.
Puisqu’il en est ainsi, notre homme est mâle heureux :
Il appelle une amie : c’est la règle à ce jeu…
Les horloges du paradis…
(de celles qu'on toise...)

Un défunt, juste élu, arrive au purgatoire.
Il attend, le cœur nu, son interrogatoire.
Dans le grand hall d’entrée, accompagnées d’un nom,
Des horloges effrénées font leurs révolutions…
"C’est vraiment étonnant" se dit le nouveau mort,
"Chacun de ces cadrans bat ses propres records ! "
"C’est normal ! " Dit Saint Pierre (que la loyauté ronge)
"Le rythme s’accélère en fonction des mensonges… "
"Voyez ! Celle qui court, marquée ‘ Besancenot ‘,
Elle fait moins de tours que la nommée ‘ Ségo ‘…
Quant à l’’autre. là bas, baptisée 'Jean-Marie',
Elle va à petits pas : le vieux s’est endormi… !
Visez aussi, au mur, cette humble pendulette !
C’est un cas de figure, elle est marquée Arlette,
Elle tourne bien rond accrochée à des rêves,
Mais plutôt qu’à l’action, elle sert à la grève. "
En attendant son tour, le trépassé repère
Les comptes à rebours des vivants de la terre ;
L’homme est très étonné, un doute l’envahit,
Il ne voit pas tourner l’horloge ‘Sarkozy’… !
" Ce n’est pas étonnant" le rassure Saint Pierre,
Je n’ai que peu d’argent mais tout un savoir faire ;
La pendule ‘Nico’ est remisée ailleurs,
Dans l’immense bureau, c’est mon ventilateur… "
KERFON LE CELTE
NDLR : Au moment où nous mettons sous presse, nous n'avons pas de
renseignements
précis sur l'évolution de la pendule Martine Aubry...
Pris le mot dans le sac...
En France, actuellement
La vie n'est pas très rose,
Ce n'est pas étonnant,
"Voyez comment qu'on cause...!"
Kerfon le Celte
Les boulangers ont des problèmes croissants.
Chez Renault la direction fait marche arrière. Les salariés débrayent.
A EDF les syndicats sont sous tension.
Les bouchers se battent pour défendre leur beefsteak.
Les éleveurs de volaille sont les dindons de la farce. Ils en ont assez de se faire plumer.
Pour les couvreurs, cette nouvelle loi est une tuile.
Les faïenciers en ont ras le bol.
Les éleveurs de chiens sont aux abois.
Les brasseurs sont sous pression.
Les cheminots menacent d'occuper les locos. Ils veulent conserver leur train de
vie.
Les veilleurs de nuit en ont assez de vivre au jour le jour.
Les pédicures travaillent d'arrache-pied pour de faibles revenus.
Les ambulanciers ruent dans les brancards.
Les pêcheurs haussent le ton.
Les professeurs comptent donner une bonne leçon au gouvernement.
Les prostituées sont dans une mauvaise passe !!
Petite précision :
Je suis malheureusement incapable de nommer ici
l'auteur de cette truculente énumération...
(je me ferais un réel plaisir de le faire s'il voulait bien se faire
connaître.
En attendant, je le félicite et le remercie pour sa verve...)

Contribution des amis lecteurs
:
Les avocats frôlent les murs au ras des plinthes...
~~Kri~~
Les "auxiliaires de vie" auprès de personnes âgées se font des cheveux blancs...
P'tite Marie
Sans compter les gastro qui, d'après leurs calculs, ont de quoi se faire de la bile !
Galet
Jusqu'aux médecins qui sont contrôlés pour soigner !
Cosaque
Les postiers malades doivent subir les franchises.
Renard
Les facteurs se sont levés et quittent leur poste... devenus timbrés, ils passent leur temps à écrire des
lettres de colère, mettant en boîte l'état, car ils gardent quand même le sens de l'humour... il trient donc avec adresse leur arguments ne voulant pas se priver du bon public qui les soutient
car ils sont dans les petits papiers de tous le gens bien affranchis...
Bigornette
Tirade pour un con...!

On ne devient pas con, le titre est de naissance,
Seuls, les cons étalons sont porteurs des
semences,
Tout d’abord petit con, mignon, plein
d’innocence,
C’est un lait - pur tétons - qui offre la
croissance.
Sitôt l’éveil des sens, on est promu grand con :
Fin de l’adolescence, débâcle des boutons ;
C’est le début des transes et la réputation
Se diffuse en urgence dans la population.
Seul l'effet des panses distingue les gros cons,
La bedaine s’avance sur un bel appeau long ;
Le régime à outrance n’est pas la solution :
Un con sur sa balance paraît encor plus con.
Suit la magnificence : le sacre de vieux con,
Simple reconnaissance de la con-grégation ;
Fleurit, en référence, un œillet au veston :
Le prix de la constance sans bonification.
Muni de sa licence - avec ou sans mentions -,
Reclus dans sa science gît le con moribond ;
L’âge est sans importance pour la désignation :
Seul un pur a sa chance au paradis des cons.
Oubliez l’espérance de briser les cloisons,
Il y a surveillance quand il s’agit d’union ;
Vous avez peu de chance d’entrer dans la légion,
Tout est prévu d’avance : la conne épouse un con.
Toi, l'homme d’expérience, en lisant ce brouillon,
Tu trouveras, je pense, un flot d’imperfections ;
Seule ta référence a guidé mon crayon
Pourtant, je crains l’aisance de ta compréhension…
Le panier virtuel...
(L'informati-chien, auteur des faits...)
Hier, mon chien s’est assis devant l’ordinateur,
Puis, d’un geste averti, a lancé le moteur,
Serein, je me suis dit qu’il m’avait vu le faire :
Les chiens sont dégourdis, croyez-moi… j’ai du flair... !
Seul, il est arrivé sur la toile Internet
Après avoir tapé ma formule secrète ;
Je me suis trouvé bête et, la suite est plus folle,
Ce corniaud – en esthète - est allé sur « Google »...
Au prime abord j’ai cru qu’il allait se planter,
Que ses pattes velues allaient tout embrouiller,
Mais quand l’écran usé a offert son topo,
J’ai vu s’illuminer : « Aux Plaisirs des cabots ® »...
Toujours très sûr de lui, il a fait des emplettes,
Commandant ses produits : du coussin aux croquettes ;
Il a tout entassé dans le panier virtuel,
Obtenant, par le fait, un rabais substantiel...
Son marché accompli il a tout refermé,
Replaçant la souris où il l’avait trouvée ;
Puis il est descendu de mon fauteuil en cuir
Essuyant le dessus qu'il avait dû salir…
Je vous entends d’ici hurler que j’affabule,
Qu’avec mes inepties, je vous prends pour des nuls ;
Je vais donc ajouter, sans dénoncer le prix,
Qu'il a utilisé ma carte de crédit...
Si vous avez un chat, un chien, une tortue,
Un lézard, un boa, un kangourou ventrus,
Condamnez lui l’accès à votre ordinateur,
Sinon je vous promets la ruine de bonne heure...
KERFON LE CELTE
Volets fermés...
Photo kerfon le Celte
Les volets sont fermés depuis déjà longtemps,
La porte, entrebaillée, ne craint plus le grand vent ;
Le jardin, délaissé, s’offre à la déraison,
La tortueuse allée n’est plus que liseron.
La sonnette a perdu son droit de carillon,
La barrière, tordue, s’est figée sur ses gonds ;
La boîte, sans lettres, est pleine à déborder,
Elle doit son mal-être à la publicité.
Dans la rue, les passants filent par habitude,
Autant de pas perdus sans la moindre inquiétude ;
Passent les gens pressés, le regard loin devant,
S’ouvrir sur le passé n’est plus dans l’air du temps.
L’endroit est solitaire, il garde son secret,
Ses vieux propriétaires sont partis à jamais ;
C’était un p’tit bonheur, un paradis d’oiseaux :
Demain un promoteur construira des studios…
KERFON LE CELTE
Le greffon

J’ai appris, ce matin, en ouvrant mon canard,
Un truc qui pourrait bien n’être qu’un canular :
D’ici trois ou quatre ans, c’est à dire bientôt,
Le professeur Durand greffera les cerveaux.
Intrigué, je me dis (en potentiel client)
Qu’à cette loterie il faut être prudent.
Coup d’œil autour de moi, souvenirs que je fuis,
Je sens déjà l’effroi de greffons bien précis…
Pour me donner confiance il me faudrait, je crois,
Pouvoir choisir d'avance l'organe qui m’échoit ;
C’est hélas impossible, au marché d’occasion
Il n’y a pas de cibles par anticipation…
Aimeriez vous, demain, entourés d’infirmières,
Vous réveiller soudain le crâne plein de vers ?
Voilà campée l’histoire et voici la question :
Pourriez-vous recevoir le greffon de Kerfon ?
Le Sudoku
(initiation)
Les mots-croisés ont pris un sérieux coup de vieux,
Pour les gens avertis, le Sudoku c’est mieux !
Rares sont les accros à vouloir cogiter
Pour découvrir des mots par trop alambiqués.
Nul besoin, je vous dis, pour ce jeu d’exception
D’être un petit génie des chiffres ou fractions ;
Les matheux, tout en frime, avalent leur savoir :
La fonction logarithme, ici, n’a rien à voir.
J'ai de l'expérience et la clé de ce jeu,
Tout est question de sens : orientez-vous un peu !
La boussole à la main, prenez le Nord en vue,
C’est l’unique moyen d’avoir le Sud au cul…
Le bain…
Sœur Marie-Madeleine a ôté ses chaussures
Puis soulevé la traîne de son habit de bure ;
Elle est à Saint-Tropez et n’offusque pas Dieu
En trempant ses deux pieds dans une mer si bleue…
La douce vaguelette arrive à ses chevilles,
Par dessous sa cornette, elle a les yeux qui brillent,
Elle hisse encor sa robe et, en deux pas de loup,
Sa pudeur se dérobe, l’eau trempe ses genoux…
Elle ne mourra pas comme quelques consœurs
Sans le nec plus ultra aussi nommé douceur ;
Un grand pas de géant, au diable les cailloux,
Et voici maintenant que mouille son «minou »…
C’est un moment d’extase, une impression intense,
Seul un ange de base évoquerait l’offense ;
La sœur résume tout en quelques mots choisis :
« Bois mon petit « minou », manger t’est interdit… ! »
Sur ce boulevard, le stationnement
est gratuit et illimité...
Cependant, une règle de circulation s'applique :
Art. L. 111-1.
du code de la propriété intellectuelle
:
®®®
La loi, dans sa bonté, protège les auteurs,
Celui qui vient copier met son juge au labeur… !



Le drame, pour un bateau,
c'est de ne pas avoir de vagues à l'âme...
Quels enfants
allons-nous laisser à la planète...?
Escrocs, je n'aime pas vos leurres...!
Paradoxal...!
Un excès de vin peut conduire à une mise en bière...
"La musique adoucit les moeurs...!"
Est-ce à
dire que sans musique tu meurs ?
A tous ceux qui hésitent toujours
entre le verre à moitié vide et le verre à moitié plein,
je conseille vivement de boire à la bouteille...!
Grâce aux progrès de la science
nous sommes passés
de
l'Homo-Erectus
à
l'homme au Viagra...!