Et couic…!
C'est cuit, c'est Quick...
et clic...
Cher Monsieur Quick,
Si désormais, dans vos gargotes,
Toutes les sauces y sont halal,
Très pieusement je vous boycotte :
KERFON LE CELTE
La jupe plissée…

Dans sa jupe
plissée, son cartable à la main,
Amélie est pressée d’entrer au CE 1.
D’un beau papier glacé ses livres sont couverts,
Sa trousse et ses cahiers sont prêts à être ouverts.
La vue de l’écolière agite mon émoi,
C’est sa classe première et j'ai peur de sa joie,
J’aimerais lui crier d’aller plus doucement :
Sauf à changer d'idée elle en prend pour vingt ans…
A ma petite-fille, Constance,
qui fait sa première rentrée aujourd'hui..
Courage...
KERFON LE CELTE
o Oui
o Non
Rayez la mention inutile
KERFON LE CELTE
Le cartable...
Je boucle pour demain mon éternel cartable,
Je sais qu’il est vilain, mais soyez charitables ;
Si son cuir est râpé, si sa lanière ne tient,
C’est qu’au fil des années il a l'âme chagrin…
J’aurais pu le changer pour un beau, plus pratique,
Fabriqué en Corée, cent pour sueur synthétique,
Pourtant, demain matin, pour une énième année,
Il prendra le chemin usant des écoliers…
A mon ami Gilbert
et à mes anciens maîtres " des colles "...
KERFON LE CELTE
Paul au vert… !
(Que mailles qui m’aillent.)
L’âge a mis Paul au vert, il en tricote un peu.
Le bougre, sans mot, erre en regrettant ses nœuds ;
Aux filatures de Flers, il manœuvrait l’alène
Dans les fuseaux, hors air, sans jamais perdre haleine.
Aujourd’hui l’impétrant, privé de son boulot,
Se console en filant chaque jour en Polo (*) ;
Des liens se sont tissés avec cette dernière,
Ils filochent tous deux : allant droit… allant vers…
KERFON LE CELTE
Car à fond,
votez kerfon...
La péagère…
(Bonjour…! Merci…! Au revoir…!)
Je suis la péagère
De l’autoroute A 10,
Payée au lance-pierre
A la valeur indice,
J’ai appris à sourire
A des cons qui klaxonnent,
Sans broncher je respire
L’oxyde de carbone.
Je souris aux ronchons,
Je souris aux pédants,
Je souris aux mignons,
Je souris aux charmants,
Je souris, je souris
Comme je dois le faire,
Lorsque j’ai le grisbi
Je lève la barrière.
Ma voisine, à côté,
En cabine trente huit
N’a jamais supporté
Les sourires à la suite,
Sans aucune manière
On l’a remerciée,
Depuis elle est postière
Et n’est plus obligée.
Ah ! Vivement demain
La voiture électrique,
La pollution en moins
Le zen automatique,
Mais je crains, comme en Sarthe,
Que pour plus de profit,
Un robot mange-cartes
Un jour me licencie.
KERFON LE CELTE
After-chèvre… !
Cabri... Holé !!!
Que diriez-vous, lecteurs, en ces moments de hargne,
D’une fuite en douceur dans la verte campagne ?
La fugue se situe en un coin des Deux Sèvres,
Dans un hameau perdu habité par des chèvres…
Le soleil s’est levé et déjà le troupeau
Avec vitalité marche vers le boulot ;
Brouter des graminées, désherber des chemins,
Rien de très compliqué pour plus de cent caprins…
Comme une armée en marche la troupe va bêlant ;
Devant, le patriarche conduit son régiment ;
Foulcan, le chien fidèle, fait des allers-retours
Taquinant les mamelles des chèvres à la bourre.
Le chemin devient dur, le cortège se traîne,
A quelques encablures "Ombrette" est à la peine ;
Elle aimerait filer avec le même entrain
Pour ne plus s’exposer aux crocs pointus du chien…
Son amie de toujours vient pour l’encourager
- Joli geste d’Amour, de solidarité -
"Ombrette" remercie mais elle est fatiguée,
Elle a passé la nuit dernière à « bouquiner »… !
KERFON LE CELTE

Ombrette
Le roi des francs…
J’aime la vérité, je suis le roi des francs,
Voir mon nez s’allonger me serait affligeant,
Je suis sans préjugés mais le blanc reste blanc,
Si vous me contrariez je peux montrer les dents…
Cochon qui s’en dédit, je sais tenir promesse,
Sauf à valoir profits, l’amitié m’intéresse,
Pourtant je me méfie quand des mots me caressent,
Je ne dis point merci aux coups de pied aux fesses…
Je fais ce que je dis je dis ce que je fais,
Je suis droit comme un « i » sans bottes ni secrets,
Si vous fouillez ma vie le tour est vite fait :
Juste des poésies et un flot de pamphlets…
Je suis un mec basique, un anti rabat-joie,
Rien du sombre loustic qui exploite vos voix,
Pour ces manies, ces tics, vous comprendrez pourquoi :
Je suis, en politique, un type inadéquat :
KERFON LE CELTE
Le blog fête aujourd'hui son 600ème sujet.
Fouillez, vous trouverez sûrement celui ou ceux qui vous intéressent particulièrement.
Bon voyage en mes mots.
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Voyage de sardine…
Une jeune sardine,
Impérieuse en choix,
Quitta un jour Messine
Pour voir le Grau du Roi ;
S’offrant aux yeux du monde
La belle (une blondasse),
Plutôt qu’en mer profonde
Navigua en surface…
Alors qu’elle évoluait
Où les secours s’affairent,
Elle vit les volets
D’un goulu canadair ;
Avant d’avoir été
Aperçue du pilote,
Elle fut expédiée
Vers le grand bac à flotte.
Recouvrant ses esprits
Après quelques minutes,
Elle cria sa furie :
« Flute ! Flute ! Et flute ! (*)
C’est un manque de veine
D’avoir pris cet avion,
S’il part vers les Cévennes,
Je m’en vais au charbon ! »
La miss avait raison,
Après le grand glouglou
Elle s’étala en long
Sur un gros barbecue ;
Tournée à deux reprises
Elle finit en main,
Sous la contrainte exquise
De deux morceaux de pain.
Cette histoire est frappée
Du secret militaire.
Je vous l’ai racontée
J’suis bon pour les galères.
J’ai divulgué pourquoi
Les forces sous-marines
Se fient plus aux baudroies
Qu’aux idiotes sardines…
(*) Juron garanti 100% langage sardine.
KERFON LE CELTE
Avec une pensée pour les naufragés
du Bugaled Breizh.
Ma béhème...
Je m’en allais, pied droit écrasant le plancher,
Mon compte-tours aussi indiquait l’idéal ;
J’allais, telle une buse, à vitesse spatiale ;
Oh ! Là là ! Par bonheur, les keufs étaient couchés !
Mes quatre pneus Dunlop, avaient de larges trous.
Petit chauffard fonceur, je semais sur la course
Ma frime. Ma gamberge avait le feu aux trousses,
Ma bonne étoile, au ciel, me gardait des courroux.
Alors, je m’y fiais quand j’allais sur les routes
Tout au long des soirées arrosées par les gouttes
De ces mauvais alcools qui me donnaient l’ardeur…
Cloué dans le milieu d’un lit blanc métallique,
Je ne peux que subir l’état tétraplégique :
Mon Dieu ! Mais quelle idée de vivre à cent à l’heure !
KERFON LE CELTE
D’après « Ma bohème » d’Arthur Rimbaud…
Ô ! Pardon Arthur…
Sur la lune…. !

Que fais-tu là, Kerfon...
Pour aller sur la lune
Certains nantis sont prêts
A offrir les fortunes
Cachées sous leurs bonnets…
Moi, sans la moindre tune
Et les cheveux qui volent,
Je prends le porte-plume
Et, sans bruit, je décolle…
KERFON LE CELTE
Quimper,
(Ou ne plus avoir qu’un père)
Ce récit est une œuvre de pure fiction.
Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes
existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
(Kerfon El Celte)
C’est l’ex an deux mil vingt dans les rues de Quimper,
L’assourdissant muezzin appelle à la prière,
Les hommes d’un côté et les femmes ailleurs,
Direction la mosquée : honnis soient les râleurs…
Les dames sont voilées, les coiffes ont disparu,
Quimper s’est transformé jusqu’aux coins de ses rues,
Il vous faut, au plus vite, apprendre l’essentiel :
Les plaques sont écrites en lettres vermicelles…
Les bricks ont remplacé les crêpes en dentelles,
Le beurre s’est allégé de ses cristaux de sel,
La galette à l’andouille est maudite à l’étal,
Il ne pleut plus, il mouille, appréciez le détail…
Le père « Le Gallic », roi de la cochonnaille,
A vendu sa boutique à un boucher halal,
Le marchand de pinard, de l’ex rue Farfadet,
N’a plus, aux présentoirs, que du Mouton-Cadet ®.
Désormais tout se fait sans aucun sifflement,
Je chante les bienfaits d’un drapeau vert et blanc,
Le khalife est Djamel, plébiscité en trombe,
Sûr que Charles Martel se retourne en sa tombe…
Salam ! Les bons amis, quelle révolution !
Je le précise ici, sans un coup de canon !
Y’a bien quelques roumis qui s'obstinent encore
Mais tous ces insoumis sont promus à l’export…
Sur ces mots je vous laisse, ici c’est ramadan,
Le soleil nous délaisse et j’ai l’art mort aux dents,
Simple métamorphose en auriez-vous douté ?
Par la force des choses, je me suis intégré !
KERFON LE CELTE
La poudre de perlimpinpin…
Preuves à l'appui,
le pin du jardin de Kerfon a les boules...!
Un pin avait quitté un endroit tyrannique
Pour venir raciner au lieu-dit République ;
Les braves jardiniers du pays d’adoption
Lui avaient accordé l’aide à l’implantation…
On l’avait installé dans un endroit précis,
A deux pas de l’entrée et trois de la sortie ;
Il avait pour missions de germer sur l’idée
Du sort de ceux qui sont privés de liberté…
Après la plantation et les mois qui suivirent,
L’arbre, encor rejeton, ne connut que plaisirs :
Un peu d’engrais par-ci, des décoctions par-là,
De quoi changer le p’tit en un grand échalas…
Ces soins attentionnés ne durèrent qu’un temps,
Les amis jardiniers devinrent plus distants ;
Le pin reçut bientôt, en guise d’arrosage,
Le seul jet des cabots sniffant dans les parages…
Où sont les souvenirs et les résolutions ?
Ils ont dû s’évanouir alors que nous dormions !
Le bon temps prend son dû quand des ombres surgissent :
L’arbre n’est devenu qu’un simple pin des « pisses ».
KERFON LE CELTE
Mettre les voiles…
Ctrl + clic....
Tziganes ! Ô voyageurs,
Vite, préparez vous !
Vous n'avez qu'un quart d'heure
Seulement devant vous !
Le tout petit bonhomme
Est piqué d'un courroux :
C’est la route du Rom
Qui s’ouvre devant vous…
KERFON LE CELTE
Le chat de mes voisins…
![]()
Je n’aime pas "Lucien ", le chat de mes voisins,
Mâtiné abyssin son pelage est commun,
D’un vulgaire gris souris, il est semblable au rat,
Tout aussi malappris, jugez plutôt le cas :
Chaque matin, "Lucien ", visiteur clandestin,
Pénètre en mon jardin pour faire ses besoins ;
Quand il prend position, assis sur mes radis,
Monte en moi l'intention de sortir un fusil…
J’ai beau taper des mains, menacer du gourdin,
Mes gestes restent vains, le chat ne bouge point ;
Si, à l’heure qu’il est, il est toujours en vie
C’est parce que je n’ai jamais eu de fusil…
Je n’aime pas " Lucien ", le chat de mes voisins,
Mâtiné abyssin son pelage est commun,
D’ailleurs, en vérité, sachez que tout se tient :
J'ai de l'inimitié pour ces cons de voisins…
Sur ce boulevard, le stationnement
est gratuit et illimité...
Cependant, une règle de circulation s'applique :
Art. L. 111-1.
du code de la propriété intellectuelle
:
®®®
La loi, dans sa bonté, protège les auteurs,
Celui qui vient copier met son juge au labeur… !



Le drame, pour un bateau,
c'est de ne pas avoir de vagues à l'âme...
Quels enfants
allons-nous laisser à la planète...?
Escrocs, je n'aime pas vos leurres...!
Paradoxal...!
Un excès de vin peut conduire à une mise en bière...
" On ne doit pas dire je m'amuse
mais je m'adonne à la poésie...
A tous ceux qui hésitent toujours
entre le verre à moitié vide et le verre à moitié plein,
je conseille vivement de boire à la bouteille...!
Grâce aux progrès de la science
nous sommes passés
de
l'Homo-Erectus
à
l'homme au Viagra...!
"""Panne des Sens"""
ISBN 978-2-7480-3626-8
Format 145x210 - 131 pages
15 €
